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Jul 2017

L'ancien hôpital Bon-Secours

METZ LA SEMAINE - 15 SEPTEMBRE 2016 - NANCY

Ce n'est ni un lieu, ni un chantier, ni une histoire comme les autres. La transformation du site de l'ancien hôpital Bon-Secours, au coeur du quartier Sainte-Thérèse et de cette « nouvelle ville » devenue impériale pour mieux flirter avec l'Unesco, est une aventure qui présente les caractéristiques d'une pièce de théâtre classique. A son échelle elle présente en effet une unité de lieu, une unité de temps et une unité d'action peu communes. Qu'ils soient élus, promoteurs, architectes ou entreprises, les acteurs de cette pièce y sont d'autant plus sensibles qu'ils voient bien que ce scénario ne laisse personne indifférent. Une foule de passants grave dans sa mémoire ou sur ses smartphones les images d'un temps à présent passé en attendant de découvrir ce que sera la nouvelle vie de cet espace.

Question d’hommes
Bon-Secours est un formidable défi mais aussi l'occasion pour Stéphane Noël de marquer de son empreinte et de son savoir- faire tout un quartier emblématique de Metz. Quand le patron d'Habiter Promotion, une structure basée à Thionville, décide il y a 18 mois de se mettre en lice avec des partenaires régionaux que sont notamment Claude Rizzon et Logiest, il bat en brèche un certain nombre de préjugés et en premier lieu l'idée que ce type de démarche ne pouvait être que le fait « d'un grand groupe » comme on dit.

Quand il annonce vouloir jouer la carte d'architectes de la grande région (Valentiny, Hyppolite, Klein, Dynamo) et quand il s'apprête aujourd'hui à s'engager, pour la construction, avec une entreprise régionale (Demathieu Bard), on se dit qu'il a pour le moins de la suite dans les idées et que ça marche.

En nous révélant il y a quelques jours les esquisses de la maquette et des premiers documents de commercialisation qui seront présentés ce week-end au salon régional de l'immobilier puis la semaine prochaine à l'Open de Moselle et enfin, à partir d'octobre dans la maison du projet sur le parvis de l'église Sainte-Thérèse, le promoteur nous disait être serein. « Je sais que ce que nous proposons est attendu mais je crois que c'est bien. C'est le fruit d'un énorme travailqui n'a pas été visible, qui a nécessité de confronter les projections aux faits, d'ajuster les choses tout en respectant la triple contrainte économique, esthétique et environnementale. Ce à quoi nous avons abouti à de la qualité et dusens. “Coeur Impérial” sera un quartier pensé pour le bien être de ses habitants en intelligence avec la ville et l'histoire.Je le redis, je considère que c'est une chance d'avoir pu mettre en route ce projet qui représente un investissement global de 100 millions d'euros et je crois qu'il sera une chance pour la ville ».

Unité de lieu, unité d'action et unité de temps disions-nous. Pour le lieu c'est une évidence mais cela va encore mieux en le précisant. Le fait que la ville ait décidé d'élargir l'étude urbanistique aux éléments voisins que sont les places et les rues permet d'obtenir une solution qui n'est pas seulement en cohérence mais en proposition, notamment par la nouvelle rue en diagonale et le prolongement de la rue Paul Michaux par une percée.

Pour l'action, on vient de voir que les protagonistes, de Richard Lioger à la ville de Metz à Stéphane Noël (Habiter) et à François Zieger (Rizzon) notamment son clairement identifiés. Unité de temps car entre la sortie de l'hôpital, les opérations de désamiantage, de démolition actuellement en cours et la fin des constructions en 2020 en il ne devrait pas y avoir de temps mort.

Question de programme et de noms
Vous l'avez compris, Bon-Secours devient donc Coeur Impérial  « Le choix du prestige » souligne le document de présentation, un ressort commercial classique mais il est vrai que le lieu et les projets ne le rendent pas anachronique. La fierté des promoteurs se retrouve aussi dans le nom donné aux immeubles qui composent l'ensemble. On est impérial ou on ne l'est pas.
Alors ce sera Le Monarque pour l'immeuble Habiter (architecte Valentiny) face à Sainte-Thérèse (52 appartements), ce sera Le Gouverneur pour celui de Rizzon (même architecte, 96 appartements) qui lui fait pendant de l'autre côté de la rue diagonale. Ces deux résidences donnent l'impulsion au quartier mais le rôle du Régent (52 appartements) et de L'Amiral (37 appartements) le long des rues Charles Abel et Ambroise Paré n'est pas moin dre. Des immeubles R+2 ou 3 niveaux avec un traitement sympa des toits, terrasses et ruptures d'alignement. Au coeur du nouveau quartier, le long de la rue diagonale sera réalisée la résidence senior Elogia Impérial 78 appartements donnant sur un espace vert privatif de 18 ares et bénéficiant d'une piscine ainsi que de la mise à disposition de deux voitures électriques.

Pas de nom pour l'instant pour la partie de logement locatif située en prolongement de l'immeuble ancien de l'hôpital et le long de la rue Verlaine ainsi que de la rue diagonale. Pour cette dernière c'est un traitement en espace piéton et végétalisé qui a été retenu.

Question de temps et d’information
Pour faire connaissance avec le nouveau projet il vous faudra, selon le degré d'urgence ou de curiosité, vous rendre au salon de l'immobilier ce week-end à Metz Expo, fréquenter les coursives des Arènes pendant l'Open, attendre le 3 octobre l'ouverture de la maison du projet ou tourner légèrement la tête en lisant la Semaine et découvrir la perspective ci-contre.

On y voit Le Monarque (A) et Le Gouverneur (B) en figure de proue avec Le Régent (C) et L'Amiral (D) sur le côté gauche. La résidence senior Elogia Impérial est en E. Le découpage des immeubles et les surfaces vertes y apparaissent bien de même que la logique de la rue diagonale qui reliera les lycées Georges de La Tour et Louis Vincent.

Les travaux, à l'automne 2016 concerneront d'abord les îlots C, D et B. Puis E et A dans la foulée avec un décalage de six mois. Les commercialisations commenceront dans cet ordre là et le prix moyen au mètre carré devrait être de 3 500 € en sachant que les surfaces de terrasses (il y en a partout) ne sont pas comptabilisées.

Article La Semaine Jeudi - 15 Septembre 2016 - Jean Pierre JAGER.